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Messaoud Nedjahi le militant de l'Aures

Messaoud Nedjahi le militant de l'Aures
Le cri de coeur de Messaoud Nedjahi :

« Mon peuple jadis fier est devenu une carpette piétinée par des godasses impures. »


C'est l'un des auteurs les plus prolifiques de la langue française (qu'on en juge par sa production)*. Il est le précurseur de la chanson moderne berbère auréssienne. Il est un infatigable militant de la cause berbère. Et il demeure inconnu pour beaucoup qui, pourtant s'intéressent à la cause berbère, à la littérature et à la chanson berbères.

Messaoud Nedjahi demeure un inconnu de cette scène médiatique des copains et des coquins où le sectarisme impose des tuteurs ignares qui n'ont pour seul but que de dompter des génies et de promouvoir des médiocres aux ½uvres insipides.

Messaoud Nedjahi est l'un de ces vaillants soldats de l'ombre de la cause berbère qui n'a jamais cherché à respecter les lignes rouges imposées aux militants courageux et sincères. Il est de ces militants que les lâches poltrons ne ménagent aucun effort pour étouffer la voix et la maintenir dans l'anonymat.

Après 26 années d'exil il retourne dans son pays natal pour se ressourcer et rester en contact avec son peuple dont il ne s'est jamais séparé puisque toutes ses ½uvres littéraires et musicales sont inspirées du vécu de son peuple et de son pays. Et toute son action militante tend vers un seul objectif : la libération de son peuple.

De ses retrouvailles avec le pays et le peuple voilà ce qu'il en pense :

" De retour au pays après vingt-six années d'exil, j'avais espéré retrouver un pays florissant mais je n'ai retrouvé qu'une terre meurtrie par la tyrannie de ses
dirigeants qui se sont instaurés nouveaux maîtres et colons. Je n'ai vu que
désolation, corruption et irrespect dans un pays sans lois et sans morale. Je me
suis approché de mon peuple, je lui ai parlé, il m'a écouté et m'a adopté en
m'honorant de sa reconnaissance. Je l'ai écouté à mon tour et il me dit ses
souffrances.

Mon peuple jadis fier est devenu une carpette piétinée par des godasses impures. Un total mépris. Non ! Je ne puis accepter que les miens perdent toute dignité. Non ! Mon peuple n'est pas vil et bas au point d'être traité de lèche-cul par son propre président. Ce peuple a vu naître de grands seigneurs tels que Masensen, Yujerten, Tikfarin, Aksel, Dihya, Tummert, Bu tqennuct, Ug Zelmad et bien d'autres fiers amazighs. Non !

« Qui osera élever la voix et dire nos souffrances ? »
« Je le ferai, moi fils de l'Aurès, je porterai ton message avec tes propres mots. »
Des mots simples. Des mots sincères. Sans recherche ni tricherie.
Les voici gravés à jamais dans la matière, dans les esprits et dans les c½urs.
Je les dis en toute simplicité. Grand est ce sacrifice que certains qualifient de
téméraire. Dès les premiers mots, j'ai vu la joie se dessiner sur les visages et
l'enthousiasme se multiplier parmi les miens.

Je ne regrette rien même si mes proches amis n'ont pas compris mon engagement en ce combat où l'issue ne peut que m'être fatale. Mes amis les plus chers m'ont abandonné. Croyaient-ils que la flamme rebelle qui m'avait toujours animé se serait éteinte avec l'âge ? Non ! Je suis toujours le même et je suis désolé qu'ils ne l'aient pas compris. Ne leur en déplaise Tamazight est notre seule langue et nous la gravons en Tifinagh notre seul alphabet.

Par Hichem Aboud : 27 octobre 2008
http://www.racinesdoutremed.com/nedjahi.htm
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# Posté le mercredi 07 janvier 2009 11:23

Modifié le mercredi 07 janvier 2009 11:36

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