Pour la mémoire et contre l'oublie

Pour la mémoire et contre l'oublie
Metta aghen yadjin dhi n-aggura
Metta aghen ya'djin dhi neggura
Dhi neggura mendum l'djness

Thamureth negh dh'el'aarath n t'mura
Dhi jarna net'maafass... (refrain)

Nt'mgamar dhi jarana, aghenja ur y't'ggem seg umess
Mamek at'ali hawmat negh manek ur n'silich n lses
Udhan u'li-n ghar u yur
Madh netchni waraadh dhi aaruchith neggur
Mda h'ad'akr-en Ug-Zalmadh adh Laghrur
Adh'uth-en ikhf-awen negh su gastur
Iri y'ggur, w'ul y'tchur
Al'batel sug settur ghr u settur
Th'amureth dhug laz th'ggur
Dh murghi f th'gara nu naghur
Adhghel y'tchur-anegh w'ul-awen
Net-barredh w'ul-awen kthar m ag-aghmi lahchich f hya ag-muth-en
U nt mahmal dhi jarana
Lafhel negh as n'arz i fadden
Lamthal dh-AlMassaaudh U Zalmadh
Dha yethmess ah y'kss-en
U s'mir-en ighrimen
Adhen negh, ma nella nu dhawi,
Udh yet'udhaway dhi i qarrabin n l'jawi
Assa adhwa dh l'hal nu chawi
Aadjadj ad'yakran fellass ath y'wi

AMIROUCHE

Texte transcrit par : http://ichawiyenautrement.chez-alice.fr
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# Posté le dimanche 06 juillet 2008 04:55

Amor Hakkar « La mort de mon père est venue à mon secours »

Amor Hakkar « La mort de mon père est venue à mon secours »
Amor Hakkar nous montre une Algérie empreinte de bonté en un film sensible tourné avec le coeur.
Hasard des proje
ctions. On va voir la Maison jaune en n'en sachant rien, sinon que l'oeuvre a obtenu trois prix au dernier Festival de Locarno et que ceux qui l'ont vue en sont sortis touchés. On a bien le souvenir lointain d'un premier long métrage d'Amor Hakkar il y a quinze ans, Sale temps pour un voyou, qui réunissait Pierre-Loup Rajot, Sylvie Fennec et Serge Giamberardino dans une histoire de jeunes paumés où l'un faisait un casse pour payer une sono à sa copine, mais bon. Le noir se fait, la séance commence et là, crac, l'émotion, face à une réalisation aussi belle que dénuée d'artifices. À la sortie, l'auteur est dans la rue, tels ces débutants nerveux qui scrutent les visages alors que la salle se vide. Pas difficile à identifier puisqu'il tient le rôle principal de son film. Direction le café du coin. Amor Hakkar est né en 1958 dans un village des Aurès. Alors qu'il a six mois sa famille vient s'installer à

Besançon, où lui
demeure. De formation scientifique, il se passionne pour le cinéma et l'écriture, ce qui le conduit, en 1990, à réaliser un court métrage, Apprends-moi à compter jusqu'à l'infini.

Comment en êt
es-vous venu à réaliser la Maison jaune ?

Amo
r Hakkar. J'ai commencé à faire du cinéma en 1992 avec mon premier film Sale temps pour un voyou. Puis je suis resté de longues années au RMI, mais sans jamais vouloir renoncer au cinéma. J'ai perdu mon papa en 2002, qui voulait être enterré dans les Aurès. On m'a dit de le ramener en Algérie et de m'occuper de l'enterrement. C'est à cette occasion que j'ai eu envie de retrouver mon pays et c'est ainsi que je me suis mis à écrire la Maison jaune, imprégné de mes souvenirs. Voilà un peu la genèse du film. La mort de mon père est venue à mon secours. À partir de là, j'ai abordé ce nouveau film sans aucune pression mais avec mon simple désir de le faire, ma volonté d'aller vers les gens. Tout s'est fait conformément à cette idée, le tournage, le montage, la musique, tout. Le scénario a été écrit en 2005.

Cela n'a pas
dû être simple...

Amor Hakkar. Le budget e
st de 520 000 euros. J'ai eu

le soutien de la r
égion de Franche-Comté, où je résidais, dont la commission du film est présidée par Pierre Arditi, puis le Fonds Sud, présidé par Rithy Panh. Ensuite, en Algérie, le ministère de la Culture nous a beaucoup aidés. C'est un film majoritairement français mais tourné en langue berbère. Seules les autorités parlent arabe. Cela m'a été demandé et j'ai accepté car cela ne nuisait pas au scénario. Comme les gendarmes en France, les policiers là-bas viennent de régions très différentes et ne sont donc pas censés parler le berbère. Le film a été présenen Algérie lors d'avant-premières mais il n'est pas encore sorti en salles.

Où av
ez-vous trouvé les comédiens ?

Amor Ha
kkar. La seule professionnelle est Tounès Ait-Ali, qui joue la maman. C'est une actrice kabyle, connue essentiellement au théâtre. Tous les autres vivent dans les Aurès. On a longtemps cherché pour les trouver. Certains jouent ce qu'ils sont dans la vie, comme le chauffeur de taxi qui était celui qui transportait les enfants, l'infirmier à la morgue. Avec les autres s'est établie une relation de confiance.

Quel
le était votre envie ?

Amor
Hakkar. Je n'avais pas envie de faire un film sur le terrorisme, l'islamisme, les violences faites aux femmes... Je voulais m'intéresser aux gens simples, à l'être humain, à la souffrance, à la mort. Mon personnage est un analphabète frappé par le deuil qui va devoir apprendre à se reconstruire et à trouver le bonheur. Le film part du scénario dont je suis l'auteur. L'idée en est : comment permettre à sa femme de retrouver le sourire. Parfois, dans un couple, quand ça ne va pas très bien, on déplace les meubles ou des choses comme ça. Moi, illettré dans mon village de montagne, j'ai l'idée de repeindre la maison en jaune.

Y a-t-il des influen
ces ?

Amor Hakk
ar. J'ai été très influencé par le néoréalisme italien, comme par les films d'Abbas Kiarostami. Je me sens proche des êtres, je viens de ce milieu et c'est cela que je connais le mieux. Des petites gens peuvent vivre des choses très grandes. Ici, cet homme va déployer une énergie fantastique pour que sa femme retrouve le sourire.

Chacun est très bon
dans votre film. Fable ? Réalité ?

Amor
Hakkar. Oui, les gens sont très gentils, c'est un choix volontaire. Quand on est frappé par le deuil, il existe encore un peu de respect. Le film est tourné dans une région où les rapports économiques sont violents, la vie est dure, mais il reste cela et, à cause de cela, on peut encore croire en ltre humain. Pour moi, c'est très important. Le taxi est bénévole. Il se porte au secours de l'autre. Oui, il ne faut pas désespérer de tout. Quand au maire qui n'a pas le temps de me recevoir, c'est une critique, mais pas

fo
rcément virulente. C'est

pou
r dire que les gens les plus simples sont parfois aussi délaissés. Hélas, le film reste une fiction, mais qui ouvre la possibilité de croire à la possibilité d'un monde meilleur. Moi, à quoi me sert le cinéma ? À rêver qu'on pourra un jour retrouver ce rêve dans la réalité. C'est le film que nous avions envie de faire, qu'on a produit et distribué nous-mêmes. Pour montrer qu'à côté des grosses productions ces films peuvent exister aussi malgré tout. Il faut suivre sa ligne, ne pas céder à la tentation, être fidèle à la parole donnée, montrer du respect. On a expliqué aux gens ce qu'on allait faire, on l'a fait et ils ont vu le film.

Des projet
s ?

Amor Ha
kkar. Mon prochain film, qui s'appelle Quelques jours de répit, va être tourné en Franche-Comté. C'est l'histoire de deux clandestins, d'un couple d'intellectuels homosexuels iraniens

qu
i va croiser une dame très simple un peu paumée. C'est l'histoire d'une rencontre improbable mais, au cours de ces quelques jours de répit, il va se passer des choses entre ces trois personnages.

E
ntretien réalisé par Jean Roy
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# Posté le samedi 05 avril 2008 13:29

Hakkar en chaoui dans le texte

Hakkar en chaoui dans le texte

Sortie française de La Maison jaune
Hakk
ar en chaoui dans le texte
Amor Hakkar a
signé une œuvre universelle avec La Maison jaune. Un film sur le deuil, la douleur, le combat. De la difficulté de survivre à son enfant. Le réalisateur a pris un énorme risque en faisant jouer des amateurs et en tournant dans sa langue natale.

Que le chaoui est beau ! Que les Aurès sont magnifiques ! Le film commence comme un drame étouffant. Alya, une jeune fille de douze ans, bêche un lopin de terre aride. Une voiture de gendarmerie s'approche. L'un des gendarmes lui remet une lettre et l'informe que son frère aîné, qui effectuait son service militaire dans la gendarmerie, est mort dans un accident. La mère ordonne à son mari d'aller chercher le corps de son fils. Au guidon de son tricycle à moteur, sans attendre et bravant tous les interdits, Mouloud, le père, paysan modeste des Aurès, récupère le corps de son fils. Et une vidéo en guise de message posthume. Le hic est que vivant dans une maison isolée, la famille n'a pas l'électricité. « La Maison Jaune évoque l'histoire d'un homme qui va sur son tricycle chercher le corps de son fils. Il m'a fallu à moi aussi, depuis la France et jusqu'à son douar des Aurès, conduire le corps de mon père. Durant ces quelques jours, j'ai été confronté aux lourdeurs administratives, aux douleurs d'hommes et de femmes dont j'ignorais tout. J'ai été porté par des regards de compassion, et soutenu par des mains tendues et anonymes. J'ai aimé ces hommes et ces femmes qui, en définitive, me ressemblaient. J'avais presque oublié que j'étais un enfant des Aurès. De toutes ces rencontres, des promenades à travers cette région hostile et belle à la fois, est née mon envie très profonde et intime d'y réaliser un film », confie à la presse Amor Hakkar, la cinquantaine joyeuse. Donc, pas d'électricité ni de magnétoscope. Amor Hakkar, s'il sublime les paysages chaouis filmés comme une succession de tableaux, montre l'arrogance d'un pouvoir central autiste, la rupture entre le citoyen et l'Etat. Road movie, à bord d'un tricycle asthmatique, La Maison jaune se veut aussi une ode au combat à la vie, à la vie après la mort. Parce qu'il est nécessaire de faire son deuil, indispensable de redonner le sourire aux survivants. Continuer de se lever le matin, de croire au bonheur. « L'espoir doit toujours demeurer. A plusieurs niveaux. Tout simplement d'abord par rapport à mon propre cheminement, où j'ai cru que je ne ferai plus jamais de films. J'ai eu la chance d'en faire un autre et d'être présent aujourd'hui à Locarno, ce qui n'est pas rien. L'espoir ensuite par rapport... peut-être pas au bonheur, mais à l'idée qu'au plus profond des Aurès, un espoir peut naître. C'est pour moi un message très important. Je continue à croire en l'être humain, même si ce n'est pas toujours évident », explique le réalisateur dans une interview. Lors de sa projection à Sétif, en janvier, le film a eu droit à une longue standing ovation. Le public découvrait pour la première fois un film en langue chaouie. Et le combat du personnage était aussi le leur.

Rémi Yaci
ne

Edi
tion d'El watan du 17 mars 2008
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# Posté le samedi 05 avril 2008 13:19
Modifié le samedi 05 avril 2008 13:35

La commune de Berriane, située dans la wilaya de Ghardaïa, vit depuis mercredi dernier des scènes de violence inégalées

La commune de Berriane, située dans la wilaya de Ghardaïa, vit depuis mercredi dernier des scènes de violence inégalées
La situation risque de s'embraser vu la nature du problème et la tournure qu'a prise cette affaire. Deux partis politiques, en l'occurrence le FFS et le RCD, ont vite fait de réagir pour tirer d'un côté la sonnette d'alarme et de l'autre condamner l'intervention tardive des concernés pour la prise en charge de cette affaire. Les deux formations ont rappelé la genèse de l'affaire en s'arrêtant sur les points essentiels. Le RCD observe que la population de Berriane vit depuis mercredi dans un climat d'insurrection marqué par des violences et des affrontements. Ces violences, qui persistent encore, ont fait jusqu'ici, en sus des dégâts matériels jugés importants, un mort et plusieurs blessés. Ayant pris connaissance de ces faits déplorables et qu'il faudra sans doute décrypter politiquement, le RCD a dépêché dans la région une délégation composée de députés et de sénateurs. Ces derniers ont été instruits de tout mettre en œuvre pour aider au retour au calme et à la sérénité dans cette ville connue pour ces tribus et ses arouchs et également pour apporter leur soutien et leur assistance aux efforts déployés par les responsables de l'APC. Toutefois, le RCD s'interroge sur les instructions tardives du wali aux forces de l'ordre qui ne sont intervenues que jeudi à 4h, alors que les affrontements avaient commencé la veille à 22h et que les renforts de police étaient sur les lieux et donc prêts à intervenir dès 23h. Abondant dans le même sens, le parti d'Aït Ahmed regrette encore une fois le laisser-aller des autorités locales et leur lenteur dans la prise en charge de ce type de problème. « L'intervention très tardive des forces de l'ordre pourtant interpellées à temps par les services de la commune a fait que des forces occultes ont saisi cette opportunité pour envenimer la situation qui a effectivement tourné au drame puisqu'il y a eu un mort, des blessés et beaucoup de dégâts matériels », a souligné le FFS par la voie de son représentant à Ghardaïa. Celui-ci évoque l'inefficacité et le manque de sérieux et d'appréciation de la part des forces de l'ordre dont le siège est situé non loin du lieu de l'incident. Donc ce qui n'était qu'un chahut de gamins s'est transformé en un grave conflit opposant les arouchs du quartier dit mixte de Kef Hammouda, qui abrite les communautés mozabite et chaâmbie. De l'avis du FFS, une intervention à temps et une prise en charge réelle du problème auraient pu maintenir l'ordre public et éviter la dégénérescence du conflit. Face à cette situation, le FFS ne s'est pas empêché de poser une multitude de questions, notamment sur le rôle du wali ? Premier garant de la sécurité dans la région et seul responsable de la mise en place d'un plan de sécurité pour la protection des vies humaines et de leurs biens ainsi que sur les missions attribuées aux forces de l'ordre et plus particulièrement la police, la gendarmerie, les forces d'intervention rapide et les services secrets. « De tels événements peuvent surgir n'importe où, mais l'importance est de savoir agir avec sagesse et efficacité. A Ghardaïa, la gestion du conflit était catastrophique à tous les niveaux », a regretté le FFS qui demande l'ouverture d'une enquête en haut lieu pour déterminer les responsabilités de chacun.

Nabila Amir

El Watan 22/03/2008

Vous pouvez aussi visiter le site web : http://www.mzab-online.com
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# Posté le mardi 25 mars 2008 07:21

La commune de Berriane, située dans la wilaya de Ghardaïa, vit depuis mercredi dernier des scènes de violence inégalées

La situation risque de s'embraser vu la nature du problème et la tournure qu'a prise cette affaire. Deux partis politiques, en l'occurrence le FFS et le RCD, ont vite fait de réagir pour tirer d'un côté la sonnette d'alarme et de l'autre condamner l'intervention tardive des concernés pour la prise en charge de cette affaire. Les deux formations ont rappelé la genèse de l'affaire en s'arrêtant sur les points essentiels. Le RCD observe que la population de Berriane vit depuis mercredi dans un climat d'insurrection marqué par des violences et des affrontements. Ces violences, qui persistent encore, ont fait jusqu'ici, en sus des dégâts matériels jugés importants, un mort et plusieurs blessés. Ayant pris connaissance de ces faits déplorables et qu'il faudra sans doute décrypter politiquement, le RCD a dépêché dans la région une délégation composée de députés et de sénateurs. Ces derniers ont été instruits de tout mettre en œuvre pour aider au retour au calme et à la sérénité dans cette ville connue pour ces tribus et ses arouchs et également pour apporter leur soutien et leur assistance aux efforts déployés par les responsables de l'APC. Toutefois, le RCD s'interroge sur les instructions tardives du wali aux forces de l'ordre qui ne sont intervenues que jeudi à 4h, alors que les affrontements avaient commencé la veille à 22h et que les renforts de police étaient sur les lieux et donc prêts à intervenir dès 23h. Abondant dans le même sens, le parti d'Aït Ahmed regrette encore une fois le laisser-aller des autorités locales et leur lenteur dans la prise en charge de ce type de problème. « L'intervention très tardive des forces de l'ordre pourtant interpellées à temps par les services de la commune a fait que des forces occultes ont saisi cette opportunité pour envenimer la situation qui a effectivement tourné au drame puisqu'il y a eu un mort, des blessés et beaucoup de dégâts matériels », a souligné le FFS par la voie de son représentant à Ghardaïa. Celui-ci évoque l'inefficacité et le manque de sérieux et d'appréciation de la part des forces de l'ordre dont le siège est situé non loin du lieu de l'incident. Donc ce qui n'était qu'un chahut de gamins s'est transformé en un grave conflit opposant les arouchs du quartier dit mixte de Kef Hammouda, qui abrite les communautés mozabite et chaâmbie. De l'avis du FFS, une intervention à temps et une prise en charge réelle du problème auraient pu maintenir l'ordre public et éviter la dégénérescence du conflit. Face à cette situation, le FFS ne s'est pas empêché de poser une multitude de questions, notamment sur le rôle du wali ? Premier garant de la sécurité dans la région et seul responsable de la mise en place d'un plan de sécurité pour la protection des vies humaines et de leurs biens ainsi que sur les missions attribuées aux forces de l'ordre et plus particulièrement la police, la gendarmerie, les forces d'intervention rapide et les services secrets. « De tels événements peuvent surgir n'importe où, mais l'importance est de savoir agir avec sagesse et efficacité. A Ghardaïa, la gestion du conflit était catastrophique à tous les niveaux », a regretté le FFS qui demande l'ouverture d'une enquête en haut lieu pour déterminer les responsabilités de chacun.

Nabila Amir

El Watan 22/03/2008

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# Posté le mardi 25 mars 2008 07:13